Culture numérique

par administrateur

Avec la diversité des outils informatiques, le développement rapide d’internet et des multiples moyens d’y accéder, l’accroissement considérable des supports de stockage et de diffusion de l’information, l’économie, la société et la culture sont en continuelle transformation. De nouveaux usages se développent qui, tout en repoussant les limites du possible, confrontent l’humanité à de nouvelles questions.

L’enseignement de spécialité « Informatique et sciences du numérique » contribue au développement d’une culture scientifique et permet également d’aborder des questions sociétales, éthiques, philosophiques et épistémologiques qui surgissent dans un monde numérique, en complément de l’enseignement des humanités, de l’éducation aux médias et à l’information, et de l’enseignement moral et civique.

Vous trouverez ci-dessous quelques pistes de réflexion en lien avec le programme.


1. Persistance de l’information


La facilité d’usage et la multiplication des supports de stockage de grande taille, des moyens de diffusion de l’information, des moteurs de recherche, permettent une persistance de l’information sur des espaces numériques interconnectés. La difficulté de faire disparaître ces données (juridiques, fiscales, biométriques ou liées à la santé…) peut constituer une menace pour la vie privée et nécessite une réflexion sur les comportements à adopter pour les particuliers et les évolutions du droit.

En France, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) est l’autorité administrative indépendante, chargée de veiller à ce que l’informatique soit au service du citoyen et qu’elle ne porte atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.

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2. Propriété de l’information


L’information en elle-même est un bien non-rival, c’est-à-dire que son usage par une personne n’en limite pas l’usage par d’autres, à la différence de nombre de produits de consommation. La numérisation de l’information facilite un partage et une diffusion de très grande ampleur, mais introduit également des questions de droit parfois nouvelles (par exemple de licences, de droit d’usage, de droit d’auteur…) ainsi qu’une nouvelle réflexion sur la valeur d’un tel bien.

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3. Apprentissage automatique et intelligence artificielle


La quantité de données disponibles et surtout l’augmentation des capacités de traitement de ces données massives (big data), ont permis à l’apprentissage automatique de produire de très bons résultats dans différents domaines, notamment en utilisant des réseaux de neurones artificiels (deep learning). Tous ces progrès modifient nos sociétés et doivent donc amener le citoyen à s’interroger sur leurs conséquences du point de vue éthique, politique et juridique.



4. Informatique « dans le nuage » (cloud computing)


Le cloud permet de travailler de n’importe quel lieu connecté sur des environnements informatiques virtuels externalisés et flexibles qui répondent aux besoins des utilisateurs. Il est important de s’interroger sur les principes de fonctionnement de cet outil ainsi que de son impact sur les méthodes de travail et les pratiques sociales.



5. Informatique et environnement


La maintenance, la production et le développement des réseaux, des réseaux intelligents (smart grids), des nuages (clouds), des infrastructures de stockage, des supports numériques, mobiles ou non, se sont développés de façon considérable en quelques décennies. La création de centres de données induit par ailleurs des coûts écologiques conséquents qu’il s’agisse de consommation énergétique, de réchauffement climatique, de consommation des terres rares, de recyclage. Des
démarches visant à limiter l’impact sur l’environnement existent telles que les filières légales de recyclage, d’autres sont à l’étude mais restent encore à développer.



6. L’évolution des métiers induite par le numérique


Les outils numériques révolutionnent les manières de travailler : modalités de conception, de réalisation, instantanéité des échanges, automatisation des tâches, obsolescence des matériels… S’ils suppriment certains métiers, ils en génèrent aussi de nouveaux. Comment cela change-t-il l’organisation du travail ? La notion même de travail ?



7. Les algorithmes de décision et la question de la transparence


Certaines décisions sont aujourd’hui prises à l’aide d’algorithmes. Quels avantages cela présente-til ? Quels en sont les inconvénients ? Quelles exigences définir sur le plan de la transparence des processus ?



8. Réparation et augmentation des capacités du corps


Dès à présent, la frontière entre l’homme et les robots tend à s’estomper : pacemaker, prothèses auditives et, plus récemment, électrodes implantées dans le cerveau pour recouvrer la vision… Pour préserver sa santé, l’être humain accepte d’être équipé d’outils électroniques connectés. Jusqu’où aller dans ce processus ? Comment décider de ce qu’il est acceptable de faire ou non ? Quels sont les
risques de piratage des matériels, et des données personnelles ?